Loin des fatalités, là où j'aurais voulu me perdre. J'ai laissé le vent parcourir le dédale de mes joues. Laisser le tabac s'enfuir comme une tache vaporeuse, immaculée.Ne plus écorcher la transparence du verre par les cendres qui fulminent, laisser le vinyle se taire. J'aurais pu viser les archipels sidéraux, scruter l'horizon, toujours en lacérant la courbe du temps. J'aurais ôté le vermeil aux coquelicots, laissé ta main contre la mienne. M'abandonner sur la ligne orageuse, la fougue d'un tissu cotonneux. J'aurais pu donner un sens à mes gestes et à mes mots. Ne plus jurer que par l'impétuosité. La décadence. Si je n'avais pas été aussi corrompue, aussi inconséquente, je me serais égarée entre un amas de livres, entre tes lettres les plus incisives. J'aurais froissé la désinvolture.